Je suis né le jour de Noël 1961 à Pully, d'une mère allemande et d'un père salvadorien.
Pour info, le Salvador (pays d'origine de mon père) est le plus petit pays d’Amérique centrale, au climat tropical, bordé par le Sud-Ouest du Honduras et le Sud-Est du Guatemala, d'une superficie de 20'742 km2 (deux fois plus petit que la Suisse), avec la densité de population est la plus élevée du continent américain.
Mon nom de famille étant apparemment d'origine arabe (Medina signifie 'ville' dans cette langue), j'ai essayé de remonter l'histoire afin de retracer le chemin qui l'a conduit jusqu'au Salvador, et j'ai découvert des tas de choses dont certaines coïncidences assez amusantes, dont je parlerai un peu plus loin...
Medina est aussi une ville d'Arabie saoudite, où vint s'installer en 622 Mahomet, le prophète de l'Islam, après qu'il eut (selon le Coran) reçu l'ordre de Dieu de quitter La Mecque, et c’est là aussi qu’il mourut et fut enterré en 632.
De là, le nom de famille «Medina» a d'abord emmigré en Espagne, lorsque les Maures ont conquis en 711 la péninsule ibérique, avant d'émigrer sur le nouveau continent, lorsque l'Espagne qui a conquis les Amériques, 781 ans plus tard.
En recherchant des infos sur la conquête de l'Espagne par les Maures, j'apprend qu'ils y imposèrent le règne islamique jusqu'en 1492, année du décret de l'Alhambra, connu pour avoir causé l'expulsion des Juifs d'Espagne.
1492, voilà une année qui me rappelle quelque chose ?!? Mais oui, bien-sûr: c'est l'année où un certain Christophe Colomb a découvert l'Amérique
, justement pour le compte de la reine d'Espagne.
Je décide donc d'en savoir un peu plus à ce sujet et j'apprend que Christophe Colomb a découvert l'Amérique à bord du 'Santa Maria', le navire amiral de sa petite flotte de 3 bateaux...
J'apprend ensuite que Christophe Colomb a décidé de baptiser du nom de 'San Salvador' la première île sur laquelle il a posé le pied, et c'est aussi le nom de la capitale du Salvador, mon premier pays d'origine.
Ensuite, j'apprend que le 'Santa Maria' fit naufrage dans la nuit de Noël 1492, sur les côtes d'Hispaniola (appelée aujourd'hui Haïti), ce qui correspond au jour (ou plutôt à la nuit) de ma naissance.
Pour finir, j'apprend encore que le bois du 'Santa Maria' a servi à la construction du fort baptisé «Navidad», premier établissement européen du «Nouveau Monde», constuit pendant cette même nuit du 25 décembre par les 39 hommes d'équipage...
dont faisait partie un certain 'Juan de Medina'.
Ce ne sont certes que des coïncidences, mais j'ai trouvé ça amusant ;-)
Après ma naissance, j'ai passé quelques années au Salvador (pays d'origine de mon père), un petit pays situé en Amérique latine, puis au Canada (ou celui-ci espérait trouver du travail) et en Allemagne (pays d'origine de ma mère), avant de revenir en 1965 à Lausanne, ville où mon père et ma mère s'étaient rencontrés.
J'ai d'abord habité dans un petit appartement de 3 pièces et demi, route de Vevey 27 à Pully, avec mes parents et ma soeur Kim, jusqu'en 1969, année du divorce de mes parents. J'ai donc fait mes deux premières année d'école primaire à Mallieu, une école située à quelques pas...
C'est ensuite dans les hauts de Lausanne que j'ai fait le reste de ma scolarité, puisque c'est là que j'ai habité avec ma mère et ma soeur entre 1970 et 1981, au chemin des Bossons 53. A cette même adresse résidaient à la fois Bernard Pichon, déjà animateur à la TSR et Renata Libal, qui est ensuite devenue rédactrice en chef du magazine Femina, puis de la publication lifestyle encore!
Après un mauvais départ scolaire (principalement avec le français), j'ai heureusement réussi à rectifier le tir: j'ai réussi mon raccordement au niveau secondaire (l'équivalent de la VSB de l'époque) après avoir réussi à passer en primaire supérieure (l'équivalent de la VSG de l'époque)
Je me rappelle d'ailleurs que le jour où je me suis présenté pour l'examen d'entrée à l'Ecole des Métiers d'Yverdon, j'avais également un examen d'allemand prévu pour mon certificat d'études secondaires... Heureusement, ma maîtresse de l'époque avait accepté de me donner la note équivalente à ma moyenne sur l'année, soit un 8 (sur 10 à l'époque).
J'ai passé avec succès l'examen d'entrée à l'Ecole des Métiers d'Yverdon, avec comme cerise sur le gâteau, la meilleure note du canton en français.
Au cours de cette première année d'apprentissage à Yverdon, je me souviens d'ailleurs que notre maitresse d'allemand avait décidé de scinder notre classe en deux groupes, tellement la différence de niveau entre les différents élèves était grande (certains venant de l'école secondaire, d'autres de l'école primaire supérieure et certains de l'école primaire). Ayant le meilleur niveau de la classe en allemand, la maitresse m'avait demandé de superviser les exercices de base qu'elle avait donné au groupe des 'faibles', pendant qu'elle s'efforçait de faire progresser l'autre groupe...
L'école des Métiers à Yverdon m'a permis d'obtenir (en trois ans au lieu de quatre) un Certificat Fédéral de Capacité en Electronique ainsi qu'un Baccalauréat Technique, sésame pour entrer sans examens à l'EINEV (Ecole d'Ingénieurs du Nord Est Vaudois).
Après une année passée à cette Ecole d'Ingénieurs, en section informatique, ma mère m'a informé que Publicitas proposait quelques places de programmeurs-analyste en informatique, avec une formation rémunérée de 6 mois.
Agé de 21 ans, j'ai donc sauté sur l'occasion et j'ai sciemment abandonné mes études (qui étaient d'ailleurs destinées à me faire exercer ce métier).
Après une courte expérience d'animateur radio à Thollon-les-Mémises pendant l'été 1982 (place proposée suite à quelques imitations faites sur les ondes par téléphone), j'ai donc commencé cette formation de programmeur chez Publicitas.
En 1983, un de mes collègues qui, pendant son temps libre, organisait des concerts, m'a proposé de faire la première partie du concert de
Toto Cuttugno.
Après y avoir mûrement réfléchi, j'ai accepté en me disant que cette opportunité ne se représenterait sûrement plus et qu'il fallait savoir saisir sa chance.
Il y avait deux concerts prévus sous chapiteau: le premier à Plainpalais à Genève, le deuxième le lendemain à Renens.
Ma toute première expérience sur scène, devant 3000 personnes, s'est soldée par un échec cuisant: à l'heure H, on m'a jeté en pâture au public, alors que les premiers rangs n'étaient toujours pas installé (la mise en place des 3000 sièges ayant pris passablement de retard).
Alors que je commençais mon premier sketch, je pouvais voir et entendre les premiers rangs, qui avaient d'ailleurs du payé leur place au prix fort, manifester leur mécontentement de constater que le spectacle commencait alors qu'ils n'étaient pas encore assis!!! Le présentateur de la soirée a donc du revenir sur scène deux ou trois fois pendant mon premier sketch afin de calmer les specateurs qui me demandaient d'arrêter (ou plutôt de ne pas commencer).
Le point positif c'est qu'au lieu des 30 minutes initialement prévues pour ma première partie, ma prestation n'a finalement duré qu'une dizaine de minutes, puisqu'à 20h30 précises c'est Toto Cuttugno qui prenait le relais et qui commencait son spectacle.
Pour une première expérience, et spécialement dans ces conditions, j'étais vraiment écoeuré et je n'avais plus aucune envie de faire rire le public. Je n'avais plus qu'une envie: fuir les "spotlights". L'entrée en scène de Toto Cuttugno a donc coincidé avec la fin de mon calvaire.
Le pire étant de toutes façons derrière moi, le deuxième concert à Renens s'est passé à merveille: le chapiteau et les chaises étaient prêtes à l'ouverture des portes et comme j'avais invité plein de copains et de copines dans les premiers rangs, j'avais l'impression de faire un spectacle juste pour eux. Tout s'est donc superbement déroulé et je suis devenu une vraie star auprès de mes copines: bizzarement, elles voulaient tout à coup toutes «sortir» avec moi...
Les années suivantes m'ont permis de refaire mon retard en matière d'expériences amoureuses, à tel point que le jour où j'ai connu Romana, celle qui deviendra ma femme cinq ans plus tard, je fréquentais déjà trois filles en même temps...
Romana m'a forcé ce jour-là à faire un choix et je n'ai pas hésité. Depuis ce jour, et pendant les 29 années qui ont suivi, je suis devenu un homme fidèle (malgré les nombreuses tentations auxquelles j'ai été confronté) et un mari responsable, qui s'est investi pour sa femme et les trois enfants que nous avons eu ensemble, Matthew né en octobre 1990, Ryan né en janvier 1992 et Timothy né en décembre 1993.
Il n'en reste pas moins que j'ai toujours apprécié les belles femmes, mais étant marié et fidèle, je me suis d'abord contenté de les admirer, puis de les photographier, dans un premier temps aux abords des circuits (Formule 1 & MotoGP ensuite), puis au sein de mon propre studio de photo à partir de 2007, année où j'ai décidé de me lancer dans la photo de beauté, soutenu par mon épouse à qui j'avais payé une formation de maquilleuse professionelle pour qu'elle puisse se relancer dans la vie active tout en travaillant à mes côtés (2 à 3 heures par semaine dans un premier temps).
Ca n'a malheureusement pas duré très longtemps, Romana ayant décidé de jeter l'éponge après 6 mois, parce qu'elle ne supportait plus de voir son reflet confronté à celui de toutes ces jolies jeunes femmes qui défilaient dans le studio photo (que nous avions aménagé au sous-sol de notre villa de Grandvaux)...
Comme que je rémunérais mon épouse à raison de 100 CHF par maquillage (environ une heure de travail), j'ai rapidement pu trouver d'autres maquilleuses professionnelles, aux mêmes conditions, et cela n'a donc pas eu de conséquences pour le studio photo.
Fin 2011, j'ai finalement décidé de quitter la femme que j'aimais, mais avec qui je n'étais plus heureux (et depuis quelques années déjà)...
Adolescent, ma vision de la réussite était assez simpliste: me marier avec une belle femme, avoir de beaux enfants, leur offrir une belle maison avec piscine et conduire une belle voiture... et j'ai eu la chance de pouvoir réaliser cet objectif avant mes 35 ans.
Pour tous les couples, la naissance d’un enfant induit un réaménagement des liens et donc une crise. En effet, la dyade mère enfant ne souffre aucun tiers et il y a donc peu de place pour le père.
Pour ma part, je me rappelle avoir très mal vécu cette période, qui plus est relativement longue (nos trois garçons étant très rapprochés) et je crois bien que c'est ce qui aura été l'élément déclencheur de notre séparation, intervenue en 2011, après avoir attendu en vain, pendant près de quinze ans quand-même, que ma femme s'intéresse de nouveau un peu à moi, que nous puissions retrouver la complicité de notre jeunesse et profiter de notre temps libre ensemble...
Après une procédure de presque 10 ans, principalement à cause de notre villa de Grandvaux, notre divorce a été prononcé le 29 mai 2021. Ayant chacun pu obtenir au final ce que nous souhaitions, Romana et moi sommes à nouveau en bons termes.